jeudi, décembre 07, 2006

Ahmad Ali Mahmoud

Ahmad, tes vingt ans sont descendus dans la rue en rejoignant la longue marche pacifique de notre Peuple pour la souveraineté du Liban et pour la démocratie.

Ahmad, toutes les ruelles, rues et places de Beyrouth étaient fières de tes pas pacifiques et déterminés se dirigeant vers l’expression ultime de ton Peuple qui en ces moments difficiles défie toutes les dictatures et complicités arabes venues au secours d’un système de tous les temps connu pour son abandon national, sa corruption et son indifférence.

Ahmad, les filles t’entouraient hier pour t’écouter prononcer les mots vrais allant droit au but et l’une d’elle était sans doute tombée amoureuse de tes bruns vingt ans.

Ahmad, Tarik Jdideh a témoigné hier de ton courage défiant pacifiquement les balles haineuses d’un tireur, sans doute d’élite.
Tarik Jdideh a entendu ton message et te promet des lendemains qui chanteront la vie et la liberté à ton Peuple.

Ahmad, tu es tombé et soudain les vagues de la Méditerranée se replièrent en se prosternant à tes pieds.

Ahmad, mon camarade d’hier, au banc du lycée ou dans les champs de tabac de notre Sud, mon ami en ce premier décembre sur la place de Riad El Solh, je te promets que je ne quitterai Beyrouth que lorsque l’ultime expression de notre Peuple siègera enfin au Sérail.

Ahmad, nous, jeunes libanais de tous les horizons confessionnels et politiques, te promettons la poursuite de notre combat pacifique pour un Liban Souverain et la Démocratie.

Ahmad, laisse moi te rebaptiser : Ahmad Ali Mahmoud Georges Salma Hagop, jeune pacifique libanais tombé au soir du 4 décembre par amour du Liban.

http://www.rplfrance.org/index.php?content=tribune/061204rr-sh.phpv

jeudi, novembre 23, 2006

Avis alternatif sur l'assassinat du ministre Pierre Gemayel

Par M. Saâdoune,Le Quotidien d'Oran, 22 novembre 2006

L'assassinat de Pierre Gemayel, ministre libanais de l'Industrie, est un
acte indéniablement terroriste qui intervient à un moment délicat de
polarisation politique au Liban. L'empressement de Washington - et certains
de ses clients libanais - à désigner la Syrie souligne d'emblée l'enjeu
géopolitique de la situation au Liban.
Mais cela n'empêche pas de noter, froidement, que Damas n'avait, dans le
contexte libanais actuel, aucun intérêt à commanditer un tel crime. Le
gouvernement pro-américain de Siniora, détenteur d'une majorité très
relative, déjà affaibli par la démission des ministres du Hezbollah et
d'Amal, risquait d'être emporté par la décision de l'opposition de recourir
à la rue pour obtenir un gouvernement d'union nationale ou la tenue
d'élections législatives anticipées.
Ce meurtre n'est donc nullement lié, quoi qu'en disent les médias
occidentaux, compulsivement antisyriens, à l'examen par le Conseil de
sécurité du projet de tribunal international sur l'assassinat de Rafic
de l'opposition de recourir pacifiquement à la rue pour faire tomber le
gouvernement.
Hariri. Il est à lire comme une tentative de bloquer la décision politiqueLa décision du Hezbollah et de ses alliés de recourir à des manifestations
politiques pacifiques est un acte politique majeur de l'après-guerre. Il met
le gouvernement de Siniora, dont la constitutionnalité est désormais
fortement contestée, dans une situation intenable. Le Front de l'opposition,
articulé autour du Hezbollah, regroupe un spectre politique et communautaire
très large. C'est ce caractère pluriel, populaire et national de
l'opposition antigouvernementale qui est ciblé par cet acte de stratégie de
la tension destiné à provoquer la confusion et à créer, par la violence, une
situation d'instabilité qui légitimerait une intervention étrangère. On voit
mal la Syrie, que l'on présente comme une puissance machiavélique, commettre
un acte contre ses propres intérêts.
Mais on distingue très clairement le profit qu'Israël et d'autres
puissances, qui agissent ouvertement sur la scène libanaise, peuvent en
tirer. La guerre d'agression israélienne a montré que la ligne de fracture
politique au Liban est entre pro-américains et anti-impérialistes. La
bataille politique interne a des dimensions internationales directes. La
chute du gouvernement Siniora serait un échec de plus pour les Etats-Unis
après l'impuissance d'Israël à liquider la résistance libanaise. Or, ce
gouvernement Siniora est dans une position fragilisée, politiquement très
amoindri. Dans l'opposition, on retrouve, aux côtés du Hezbollah, de
nombreux dirigeants sunnites, mais aussi des leaders chrétiens de poids
comme le général Michel Aoun et Soleimane Frangié. Soumis à de fortes
pressions, ces deux hommes ont fait preuve de caractère et ont refusé de
renier leur alliance nationale et l'objectif d'un gouvernement d'union
démocratique ou de législatives anticipées.
A défaut d'avoir pu amadouer les leaders chrétiens d'opposition, l'objectif
est clairement de semer le trouble dans leurs bases. En ciblant un ministre
chrétien des Phalanges, on cherche à casser la popularité des leaders
chrétiens d'opposition en provoquant un réflexe communautaire et à forcer
l'opposition à renoncer aux manifestations de rue. C'est l'exercice
pacifique du droit démocratique de manifester qui est ciblé par cet acte
barbouzard destiné à manipuler la «rue chrétienne», dans un Liban où les
services étrangers agissent en force et avec des collusions locales.

mardi, novembre 14, 2006

Vidéo sur la guerre de juillet-août 2006



Ame sensible, veuillez-vous abstenir de regarder cette vidéo.

lundi, novembre 13, 2006

L'état de l'enseignement supérieur au Liban

Le professeur M. ZOAETER, doyen de la Faculté de Génie de l'Université Libanaise

donnera une conférence intitulée :

"L'état de l'enseignement supérieur au Liban"

le Jeudi 16 Novembre à 16h

Salle de Conférence de l'Institut de Science et d'Ingénierie Supramoléculaires (ISIS)
Campus Esplanade



(Il est bien sûr possible de rencontrer le conférencier; contactez-moi : viart@ipcms.u-strasbg.fr)

vendredi, novembre 10, 2006

Armée israelienne : de l’huile sur le feu libanais

Le 03/11/2006 à 7 h 00 - par Marie-Anne Muller

http://www.marianne-en-ligne.fr/une/e-docs/00/00/7A/9A/document_une.phtml

L’aviation israélienne a effectué mardi plusieurs raids à très basse altitude et de manière intensive au-dessus de Beyrouth et du Liban Sud où est déployée la Finul, provoquant la riposte de l’armée libanaise. Par notre correspondante au Liban Marie-Anne Muller.

A Dahié, dans la banlieue sud de Beyrouth, de nombreux habitants scrutent le ciel. Le bourdonnement est de plus en plus fort. Ce sont les avions israéliens qui effectuent des raids d’observation. Mais ce mardi 31 octobre, les avions volent beaucoup plus bas que d’habitude. A Achrafié, dans le quartier chrétien, certains habitants se mettent à leurs balcons pour tenter de les apercevoir. Le vrombissement menaçant durera presque une heure. « C’est une manœuvre d’intimidation, ils veulent simplement mettre nos nerfs à l’épreuve », raconte George, un chauffeur de taxi d’Achrafié. Dans la banlieue sud, l’ambiance était plus électrique : « Tout le monde téléphonait ou interpellait les gens dans la rue pour parler des avions israéliens », explique Hadi, un habitant des faubourgs sud, fief du Hezbollah. « On se demande quelle va être la réaction du Hezbollah à présent… », poursuit le jeune homme.

Si les survols israéliens sont monnaie courante au Liban (ils durent depuis 30 ans !), mardi c’était la plus grande démonstration de force aérienne au Liban depuis le cessez-le-feu le 14 août dernier. Les chasseurs israéliens ont plongé et fait du rase-mottes au-dessus des faubourgs sud de Beyrouth dès 9 h du matin, mais aussi dans le sud du pays, à Nabatiyé et au-dessus de la ville portuaire de Tyr, où cinq de ces appareils ont effectué des bangs subsoniques.

Dans un communiqué, l’armée libanaise a affirmé avoir tiré à partir de ses batteries anti-aériennes sur les avions israéliens survolant le Liban sud. Une première depuis l’arrêt de la guerre. Mais la DCA de l’armée libanaise est connue pour sa vétusté et son efficacité douteuse, puisqu’elle n’a jamais réussi à atteindre le moindre avion. Une situation dont le Hezbollah est parfaitement conscient. Ainsi, mardi soir, dans une interview sur la chaîne de télévision Al-Manar, Hassan Nasrallah indiquait que les forces de la Finul n’étaient pas dissuasives face à une possible invasion israélienne au Liban, puisque leurs règles d’engagement limitent leur droit de recourir à la force. Et selon le leader du Parti de Dieu, l’armée libanaise au Sud-Liban, qui n’a pas non plus les capacités de résister à Tsahal, aura besoin de la Résistance.

Ces nouveaux survols sont en fait intervenus quelques heures seulement après que Terje Roed-Larsen, l’émissaire de l’Onu pour le suivi de l’application de la résolution 1559 du Conseil de sécurité, a déclaré que, selon les autorités libanaises, les armes continuent d’être acheminées clandestinement au Liban à partir de la Syrie. Une annonce qui permet à Israël de justifier ces survols. La radio militaire israélienne a ainsi indiqué mardi soir que les vols « s’inscrivaient dans le cadre d’opérations de routine de collectes d’informations ».

Cette violation flagrante de la résolution 1701 ne risque pas de prendre fin. Malgré les récriminations du commandant de la Finul et de plusieurs pays européens, notamment la France, qui ne cessent ces derniers jours d’appeler à « l’arrêt des violations de l’espace aérien libanais ». Pourtant, mardi, alors que le Premier ministre israélien effectuait une tournée d’inspection près de la frontière libanaise, Ehud Olmert a affirmé que « la menace que représentait autrefois le Hezbollah n’existe plus aujourd’hui ».





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"The ultimate measure of a man is not where he stands in moments of comfort and convenience, but where he stands at times of challenges and controversy"
Martin Luther King



" C'est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c'est notre regard aussi qui peut les libérer…
Les médias reflètent ce que disent les gens, les gens reflètent ce que disent les médias. Ne va-t-on jamais se lasser de cet abrutissant jeu de miroirs ?"
Amin Maalouf

appel à rassemblement

Bonjour:
L'armée israélienne tue sans vergogne, dans le silence international le plus complet. Des femmes, des enfants, se font descendre par des tireurs d'élite de l'armée israélienne. Nous avons honte de nos élus qui se taisent.
Nous vous appelons à vous rassembler nombreux samedi 11 novembre, place de la République à Strasbourg, à 11 h du matin lors de la commémoration des massacres de 14-18
Nous vous appelons à venir sans banderolles, sans inscriptions particulières, pour faire de ce rassemblement silencieux, un cri d'indignation, un hommage aux morts palestiniens, et un hommage aux femmes résistantes de Gaza. Nous vous appelons à venir habillé entièrement en noir. Nous aurons des pancartes à porter:
- Halte aux massacres à Gaza !
- Stop au blocus de Gaza !

Collectif judéo-arabe et citoyen pour la paix.
06 16 89 06 79 - collectifsbg@yahoo.fr

jeudi, novembre 09, 2006

Vidéo sur le Liban

Voici une belle vidéo sur le Liban, sur son âge d'or.


Crédits : Jadoz

mardi, novembre 07, 2006

Exposition sur le Liban

Une exposition sur le Liban avec photos se déroulera du 13 au 24 novembre dans le hall de l'institut Le Bel - Université Louis Pasteur 3 rue Pascal Blaise à Strasbourg. Cette exposition consistera à une série de clichés montrant des paysages, la vie quotidienne, l'architecture du Liban.
Si vous êtes dans le coin, passez-y.